Aujoud’hui : La bonne bouffe 🌻🍓🍒

Aujourd’hui on a de la nourriture en abondance (mais on frĂ´le souvent l’indigestion). Il faudrait changer la dĂ©finition de nourriture dans le dictionnaire (« Substance qui peut ĂŞtre assimilĂ©e par l’organisme ») car pour obtenir ce qui dĂ©gouline dans nos assiettes, on dĂ©guste tout un tas de processus Ă  couper l’appĂ©tit. Ă€ vouloir privilĂ©gier la quantitĂ© Ă  la qualitĂ©, le contenant au contenu et en oubliant la recette des proportions Ă©quilibrĂ©es, on finit par filer la nausĂ©e au monde entier : appauvrissement des sols et gĂ©nocide du vivant, prix des denrĂ©es de base soumis Ă  la mĂ©tĂ©o boursière, souffrances infantiles morbides et maladies dĂ©gĂ©nĂ©ratives gĂ©nĂ©ralisĂ©es mutant les enfants en boules de gras, les adultes en lĂ©gumes et les vieux en mort-vivant.

C’est bon mais c’est chaud

La nourriture que l’on ingère aujourd’hui est industrialisĂ©e, adjuvĂ©e, dĂ©sincarnĂ©e

Pour produire toute la nourriture que l’on rĂ©clame en abondance, il faut utiliser des mĂ©thodes d’après guerre.

Les monocultures et la déforestation appauvrissement les sols et les rendent les plantations plus vulnérables aux maladies et aux insectes.

L’utilisation des pesticides et des biocides ont un effet destructeurs en cascade sur toutes la chaine du vivant. La disparition des insectes rĂ©duit la fertilisation et le maintien de l’Ă©quilibre des Ă©cosystèmes.

L’industrialisation de la production de viande pollue l’air, l’eau et nos papilles. Des additifs et exhausteurs de gout qu’on y rajoute dĂ©règlent et fragilisent nos organismes.

La tête dans le pâté

A force de vouloir tout moins cher, la qualité disparait au détriment de la quantité.

Le marché des matières premières est piloté par la bourse qui décide des vies des paysans en quelques millièmes de secondes.

Les prix fixés par les traités européen ou internationaux peuvent endetter les paysans sur plusieurs générations.

Les produits sont achetĂ©s par quelques centrales d’achat qui contrĂ´le le prix donnĂ© au producteurs.

Ces produits, sont déplacés par camions, bateaux ou avions réfrigérés sur de milliers de kilomètres qui polluent et consomment énormément d’énergie. Ils sont vendus par des grandes surfaces appartenant à une poignée de multinationale dont les actionnaires ont pour but principal le profit.

De l’eau dans le vinaigre

Les commerces et usines de l’agro-alimentaire, pour s’implanter, font disparaitre d’immenses pans d’espaces naturels autour des villes. Assèchent les zones humides, oasis de vie, et la beautĂ© des paysages.

L’industrialisation et l’automatisation remplace les savoirs faire et les terroirs, transformant des mĂ©tiers ancestraux en petits boulots prĂ©caires.

En favorisant la surconsommation et la fast-malbouffe on gĂ©nère des maladies dĂ©gĂ©nĂ©ratives comme l’obĂ©sitĂ©, les cancers.

Heureusement… C’est dĂ©jĂ  demain !

Les transitions nous font passer Ă  table.

Respect des sols, de la nature, de la vie tout simplement, amour de la terre et de la biodiversité, circuit courts et territoires résilients, techniques ancestrales raisonnées et healthy food à foison.

Voici donc quelques initiatives pour redécouvrir le bon goût de la vie.